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Quartier Coppedè

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  • 4.5
  • Prix: Gratuit
  • Horaires d'ouverture: Toujours ouvert
Itinéraire
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Histoire

Le quartier tire son nom de Gino Coppedè, architecte florentin formé comme sculpteur et ébéniste avant de se consacrer au bâtiment, qui s'était fait connaître à Gênes avec le flamboyant Castello Mackenzie avant de s'installer à Rome. Entre 1913 et 1927, il dessine la quarantaine de palazzine et de villini qui composent cette poche du quartier Trieste, traitant chaque bâtiment comme un décor de théâtre plutôt que comme une habitation fonctionnelle, mêlant librement des motifs empruntés à des styles qui n'avaient jamais partagé le même mur auparavant.

Coppedè ne vit jamais son quartier achevé : il meurt en septembre 1927, alors que les travaux se poursuivent, et c'est son gendre Paolo Emilio André qui termine les derniers bâtiments selon ses plans. Le résultat se lit moins comme un mouvement architectural cohérent que comme une fantaisie personnelle menée sans relâche — des courbes Art nouveau voisinent avec des tourelles médiévales, des envolées baroques avec des motifs empruntés à l'Égypte antique et à l'Assyrie — le tout construit par un seul architecte bien décidé à écrire ses propres règles.

Le saviez-vous ?

Le saviez-vous ?

Le bâtiment le plus connu du quartier est le Palazzo del Ragno (Palais de l'Araignée), sur la Piazza Mincio, qui doit son nom à la grande araignée en mosaïque, or sur fond noir, suspendue dans sa toile au-dessus de la porte principale — un hommage, selon la tradition locale, à l'application patiente et inlassable de l'araignée, pas si différente de celle de Coppedè lui-même. Au centre de la même place se trouve la Fontana delle Rane, la Fontaine des Grenouilles, dont les batraciens de bronze déversent de l'eau dans un bassin qui, en 1965, se transforma le temps d'une soirée en piscine improvisée pour les Beatles, venus s'y jeter tout habillés après une soirée au Piper Club voisin, alors le repaire favori de la scène rock romaine — fréquenté, d'autres soirs, par les Rolling Stones également.

Tout le quartier est relié par un unique arc monumental enjambant la Via Tagliamento, orné d'un élaboré lustre en fer forgé décoré d'hippocampes et de volutes, qui s'illumine à la tombée de la nuit — passer dessous, c'est quitter, presque littéralement, la Rome ordinaire pour entrer dans le monde privé de Coppedè.

Bon à savoir

C'est un quartier résidentiel où des gens vivent réellement, non un musée à ciel ouvert : il mérite donc une visite calme et posée plutôt que bruyante — parlez à voix basse, surtout dans les cours intérieures, et évitez de pointer votre appareil photo vers les fenêtres des habitations. La meilleure lumière pour les photographies est celle de la fin d'après-midi, quand le soleil bas éclaire de biais les bas-reliefs et les ferronneries, et la place est bien plus calme en semaine que le week-end.

Le quartier se trouve un peu au nord du centre historique, près de la Via Salaria ; Policlinico, sur la ligne B du métro, est la station la plus proche, à environ 15 minutes à pied, ou les lignes de tramway 3 et 19 s'arrêtent à quelques minutes à pied, Piazza Buenos Aires. Il se combine naturellement avec une plus longue promenade dans le quartier voisin de Salario ou jusqu'à Villa Ada, le deuxième plus grand parc de Rome, un peu plus au nord.